Le 10 Août 1991 a marqué l’Histoire de Madagascar, étant une des journées la plus sanglante que le Peuple malagasy a vécue. Pour rappel, les Forces vives (Hery velona) de la Nation sous les directives d’Albert Zafy et de Richard Andriamanjato ont organisé une grande marche sur Iavoloha afin de faire tomber le régime. La journée de ce samedi a été préparée d’avance et les deux parties ont pris les dispositions nécessaires. Feu Didier Ratsiraka amenait des frondeurs du Sud et mettait la RESEP (Sécurité Présidentielle) sur ses gardes. Mais la journée du 10 Août était devenue un carnage qui a fait plus de 100 morts, des dizaines de blessés et disparus. La force a eu raison face à un mouvement dépourvu d’armes. Maintenant, on efface l’évènement. Ratsiraka est mort sans être inquiété de son meurtre, et le Grand dirigeant prend la relève, comme si c’est une pratique courante.
C’est le comportement des gouvernants qui est étonnant dans ce genre d’évènement qui marque l’Histoire. Le mutisme est de mise, même si la dictature prend le devant de la scène. Le croyant ou le chrétien n’a accordé aucune prière sur les morts du 10 Août, mais se contente de faire une propagande à Mahajanga avec les luthériens. Le Grand dirigeant chrétien avoue son indépendance face aux organisations secrètes. C’est quoi ça ? On fait référence au livre d’un journaliste, « l’Absurdistan »…
Pendant ce temps, Dame Pilier du Gouvernement affirme les grandes idées réfutant la tenue d’une concertation nationale. Mais qui veut être dans leur Gouvernement ? Personne ! Les politiciens veulent mettre tout simplement au point tous les maux qui gangrènent le pays avant de procéder aux prochaines élections. C’est tout ! Qui veut être dans un gouvernement où règnent, entre autres, la corruption, la mauvaise gouvernance, les détournements, les incapacités et la mauvaise conduite. Tous les maux qui ont entraîné la pauvreté à Madagascar. Et la population subit et n’agit pas. Cet attentisme a une limite. Une autre journée du 10 Août ?


