Insécurité !

Madagascar est devenu un pays de crimes. Il n’y a pas une journée sans que la presse locale et les réseaux sociaux ne relate des faits divers avec des actes odieux dignes des films de violence de Quentin Tarantino, ou d’horreur de John Carpenter. Mais c’est une invention de la société malagasy sous le Roi Andry Rajoelina. Une société affamée, à la recherche de quoi mettre sous les dents par n’importe comment, par tous les moyens et coûte que coûte, sans foi ni loi.

Or, cette pauvreté extrême est accentuée par le manque de sécurité au sein des communautés urbaines et rurales. La gabegie règne dans toutes les régions et la criminalité gagne du terrain. Le Roi fait semblant de rien entendre, et les forces de l’ordre sont ailleurs, occupés à servir les grands, laissant les pauvres s’entretuer pour des querelles insignifiantes ou tout simplement accaparer les biens des autres, des fois des sacs vides, mais une disparition douloureuse.

La société malgache n’a jamais adopté le crime, tout s’arrangeait avec sagesse. Mais actuellement, il n’y a plus de discussion, la pauvreté tue. La sagesse communautaire issue du « Fokonolona » a disparu depuis longtemps. Le système issu du capitalisme « sauvage » où la violence est une solution, règne sur le pays. La vie politique en est également la cause. On tue facilement car les forces de l’ordre sont contraintes de suivre les directives des dirigeants.

Madagascar a changé. On vit dans l’insécurité, c’est une vérité. Seuls les grands du pouvoir pensent le contraire. Ils sont à l’aise quand la population s’entretue, mais ils oublient les conséquences néfastes. Les décisions politiques créent des troubles, on accapare avec force et terreur des terres. La population se disloque sur les interventions des dirigeants et oublient la philosophie communautaire des Anciens sages. Le paysage change, se modernise, mais on s’entretue. Est-ce un atout touristique ?

Quelles mesures allons-nous adopter pour stopper cette insécurité et cette criminalité ? Réduire la pauvreté et respecter les idées communautaires du Fokonolona. La politique actuelle, fortement dictatoriale, est criminelle, sans idéologie et sans fondement pour une société nouvelle. L’Éducation et le Civisme ont disparu laissant une large place à l’individualisme des dirigeants où règnent corruption et mauvaise gouvernance.

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