LA FIGUE DE BARBARIE : Une filière prometteuse pour créer de l’emploi

La journée dédiée à la valorisation du cactus pour le développement a été une occasion pour les entrepreneurs et chercheurs de présenter leurs activités sur la promotion de cette plante qui fait la réputation de la région Sud de l’île mais mal exploitée. Parmi les intervenants aux séries de conférences figure la gérante propriétaire de Tatsimo agroalimentaire et Services, la journaliste, communicatrice et commerciale, Domoina Rasamoelison, portant sur le thème « La femme et la création l’emploi autour de la figue de barbarie ».

La Figue de barbarie en nature

Pour le moment, le « raketa » du Sud est destiné à la consommation des populations et aux besoins alimentaires des animaux. Certains programmes et entrepreneurs des régions Anosy et Androy essaient de développer la transformation du cactus dont la figue de barbarie, un fruit en abondance mais peu exploité alors que sa chair est utilisée pour la consommation directe, la confiserie, le jus et le colorant alimentaire, a expliqué Domoina Rasamoelison. Et d’ajouter que le pépin de la figue de barbarie est utilisé pour la préparation d’huile végétale et son écorce pour la fabrication de compost. Or, c’est un fruit ignoré voire de la honte dans la région vu qu’il constitue l’aliment de recours en cas de la famine et de la malnutrition en cas de sécheresse pour certaines ethnies.

« Il n’y a pas de programme de développement de cette filière, pour le moment, alors qu’elle favorise la création d’emplois. Malgré l’existence d’un marché intercommunal à Taolagnaro, cet espace n’est pas encore opérationnel et les transformateurs sont donc obligés de dénicher l’endroit où se trouvent les fournisseurs en établissant un plan d’achat et un accord avec chaque vendeur sur les produits à acheter », a expliqué Domoina Rasamoelison. Il existe également d’autres problèmes tels l’analphabétisme d’une grande partie de la population, l’inexistence d’un système de transport fiable et abordable si bien que dans certaines zones, les produits sont obligés d’être transportés à dos d’hommes ou par charrette,…

Les officiels lors de la visite des stands

Pourtant, cette femme entrepreneure affirme que  la figue de barbarie pourrait faire l’objet d’une filière créatrice d’emplois dans le Sud et peut développer  l’agriculture familiale dans cette zone. L’existence de la Chambre d’Agriculture dans ces deux régions (Androy et Anosy)  peut appuyer les populations à en faire de la cueillette, leur principale activité productrice de revenu. Les infrastructures comme le FDA et le Programme Défis peuvent appuyer les opérateurs ou les industriels à prendre position sur le marché local, national et international et inciter à consommer et produire  la figue de barbarie à grande échelle, a-t-elle conclu.

Noro

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