ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : Le Ministère de tutelle n’arrive plus à gérer les problèmes

Les problèmes ne cessent de s’accentuer dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche dernièrement. Alors que les différends entre le Syndicat des enseignants-chercheurs (Seces) concernant leurs revendications sur le paiement de leurs diverses indemnités sont encore loin d’être résolus, les manifestations et la casse des étudiants ont aussi causé des endommagements en infrastructures à l’université de Fianarantsoa au début de cette semaine. Même si le numéro un du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Blanche Nirina Richard a promis de régulariser tous les problèmes qui pourront survenir durant l’année universitaire 2019-2020 qui touchent notamment la gestion financière et de la bourse des étudiants dans les six universités afin d’éviter les éventuelles grèves lors de la réunion du Copries, rien n’a été changé et le pire serait à craindre si aucune mesure ne sera pas prise.

Etant donné que le ministère de tutelle n’arrive plus à maîtriser la situation, le locataire de Tsimbazaza a apporté des explications auprès du Conseil des ministres en mettant les points sur les « i » sur trois sujets. En premier lieu, il a été dit que le système LMD n’a pas été annulé mais seulement la rédaction du projet de mémoire pour l’obtention du diplôme de Licence ne sera plus réalisée suite à l’application du décret ministériel en 2010 stipulant que seule la dernière session de l’examen est valable vu la réforme de la coordination adoptée auprès des universités à l’époque.

La beauté de l’université de Fianarantsoa qui prône l’Excellence

Secundo, parmi les problèmes évoqués lors du Conseil des ministres figurent les revendications incessantes du Seces qui risquent de compromettre la prochaine rentrée universitaire, car les enseignants-chercheurs ne veulent pas reprendre leurs activités pédagogiques. Et le Seces des universités de Toliara et de Mahajanga vient de grossir le rang. Le ministre Blanche Nirina Richard d’avancer l’existence des normes universelles de gestion universitaire à respecter, dont l’amélioration de la gouvernance en misant sur la politique d’austérité en vue de réduire les heures complémentaires. Pour le cas du Seces, leurs revendications ne seront jamais satisfaites car le montant des indemnités des heures complémentaires s’élève à plus de 300 milliards d’ariary qui se cumulent depuis plusieurs années. Ce qui amène à dire que la mauvaise gouvernance financière non seulement auprès des universités mais surtout du ministère de tutelle est fortement constatée depuis des régimes qui se sont succédés et les arriérés s’accumulent engendrant le non-respect du paiement des bourses des étudiants chaque année et des indemnités des enseignants-chercheurs.

Ce n’est pas étonnant si le monde universitaire malgache n’arrive plus à soigner son image face aux multiples revendications du Seces et manifestations des étudiants dont dernièrement à l’université de Fianarantsoa. Les cours ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre et des dispositifs ont été pris face à dégénération de la situation en proposant de mettre en place un Comité intérimaire pour gérer la gestion de l’université.

Noro

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