Inconnue !

Une usine incognito surgit à Ampangabe, à 35 km de la capitale sur la RN7. Pas de dénomination, pas de pancarte, aucune inscription, mais elle travaille, vu qu’une bande de fumée pollue l’atmosphère, sortant d’une cheminée.

C’est quoi cette usine ? Qu’est-ce qu’elle produit ? À qui appartient-elle ? Y a-t-il des travailleurs ? Des tas de questions se posent sur ce mystérieux bâtiment qui s’agrandit petit à petit. Ça deviendrait un grand complexe si cela continue.

Le problème c’est l’absence d’une enseigne afin de connaître ses activités. Même, au premier coup de pioche, une pancarte devrait être installée et cela, depuis des années. Mais à Ampangabe, en face de l’Analamanga Park, rien. Pourquoi ? L’État laisse comme ça des infrastructures de ce genre, sans nom et sans enseigne. Mais l’usine produit.

Il fallait creuser un peu pour savoir que c’est une usine métallurgique qui produit des barres de fer alimentant les quicailleries. Une quarantaine d’ouvriers locaux y travailleraient au noir sous les ordres d’un Karana. Ici, c’est au conditionnel, pour éviter les “tsaho” qu’on entend autour de cette usine fantomatique.

En réalité, il n’y a pas mal à construire des unités métallurgiques, dont le pays a besoin. Ça fait partie des entreprises stratégiques pour le développement économique.

Mais le problème réside dans son silence. On a entendu que les barres de fer sont de bonne qualité et c’est une fierté pour le pays d’avoir des usines de ce genre.

Il reste à savoir dans ce travail si le MECIE est respecté dans cette localité. Est-ce les autres lois concernant l’investissement sont en règle ?

En tout cas, c’est une usine en marche, mais inconnue et mystérieuse. Légale ou non, c’est le problème de l’État malagasy, qui vend des terrains et qui laissent les étrangers faire ce qu’ils veulent. Une transparence est de mise. Combien ça a rapporté au pays ? Ou une corruption en haut lieu ? Enquêtes !

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