CSM : Lutte contre la corruption et amélioration des conditions carcérales au menu

Amélioration du monde de la Justice et respect des droits de l’homme. Tel est le mot d’ordre du président de la République Andry Rajoelina, lors de sa deuxième rencontre avec les membres du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), hier 07 novembre 2019 au Palais d’Ambohitsorohitra.

La veille, ces membres du CSM se sont déjà réunis à Tsaralalàna dans le cadre de leur session ordinaire de cette année, tandis que leur première réunion avec le chef de l’Etat qui est aussi le chef suprême de la magistrature, s’est tenue le 08 août dernier.

Andry Rajoelina  a rappelé les attentes de la population vis-à-vis de la Justice. « La lutte contre la corruption et l’amélioration des conditions carcérales. C’est dans ces domaines précis que le changement doit être opéré », a-t-il indiqué. Face aux nombreuses doléances reçues concernant les imperfections et dysfonctionnements constatés, il a proposé une véritable réforme de la Justice. «Un changement est nécessaire et doit être appliqué notamment au niveau de la mentalité et dans la façon de travailler », a-t-il martelé.

Comme ce fut le cas au niveau de la Police de l’Air et des Frontières, le Chef de l’Etat envisage aussi d’effectuer une descente au niveau du tribunal afin de constater de visu la réalité de l’univers judiciaire, et par la même occasion pour avoir une confirmation à propos des doléances reçues. Andry Rajoelina a profité de cette rencontre pour interpeller les membres du CSM par rapport à la situation actuelle. « Il faut instaurer une Justice équitable et impartiale afin de regagner la confiance de la population ». Il exige aussi le renforcement de la lutte contre la corruption. Il a aussi touché mot du problème de la surpopulation carcérale, rappelant qu’ Il faut accélérer les audiences foraines afin de désengorger les prisons.

L’on compterait 4000 dossiers en attente de traitement chaque année. « C’est inconcevable de savoir que les condamnés représentent seulement 1/4 de la population carcérale », estime le président Andry Rajoelina.

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