DROITS DE L’ENFANT : Priorités à l’éducation dans le Grand Sud

Les bailleurs de fonds et partenaires techniques et financiers (PTF) ne cessent d’apporter leur soutien en faveur des droits de l’enfant dans le Grand Sud, régions frappées par la sécheresse chaque année, dont les enfants sont les plus vulnérables. Les enfants sont parfois privés de leurs fondamentaux en éducation fondamentale à cause des difficultés financières et de la pauvreté des parents, étant souvent même obligés d’aider leurs parents dans leur travail. C’est la raison pour laquelle les PTF du système des Nations Unies, entre autres le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Unicef et l’Organisation internationale de Travail (OIT) ont établi un programme d’aide pour la promotion de l’éducation afin d’offrir un enseignement de qualité aux enfants des régions Androy, Anosy et Sud-Ouest durant l’année 2015-2019 dans les écoles primaires publiques. Et ce grâce au financement du gouvernement Norvégien d’un montant 21 millions de dollars.

Des progrès ont été réalisés si on ne parle que de la hausse du taux de réussite des élèves dans les trois régions en examen CEPE en comparaison avec les résultats au niveau national, soit une augmentation de 53 %. Pour le cas de l’EPP d’Ampanihy-Centre, le résultat a affiché un taux de 98 % en 2018 contre 64 % en 0017, a expliqué la directrice de l’école. A cette amélioration s’ajoutent la régression de l’abandon scolaire et la motivation des enfants à fréquenter leurs écoles respectives grâce à la mise en place des cantines scolaires. Pour dire que le programme a porté ses fruits avec le soutien des PTF. Parmi les réalisations figure la formation de 11.364 enseignants avec un appui aux matériels pédagogiques pour 4.000 écoles soutenues par l’UNICEF. Quant au PAM, cet organisme onusien a mis en place des cantines scolaires destinées aux 70.520 élèves issus de 350 établissements scolaires toujours dans les trois régions du Sud de l’île. Et enfin l’appui de l’OIT a permis la construction de 158 salles de classe et 97 cantines scolaires.

Droits de l’enfant à la nutrition.

Bref, une initiative louable de la part des bailleurs de fonds et PTF pour manifester en faveur des droits de l’enfant à l’éducation mais des efforts restent à fournir étant donné que la sécheresse dans le Sud est devenue une catastrophe naturelle chronique due aux aléas climatiques ayant des impacts sur les activités agricoles et d’élevage des populations. D’autres alternatives durables devront être mises en place en vue de faire face à ce problème pour que les droits des enfants ne soient pas bafoués non seulement en éducation mais aussi en santé et nutrition.

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