Pour sa seconde édition, le prix Indianocéanie a été attribué à une Mauricienne. Davina Ittoo a séduit par son roman « Misère » qui dépeint une réalité des plus cruelles avec des habits de poésies. Davina Ittoo raconte les conditions particulièrement sévères de la communauté indienne à Maurice.
Après Jean Pierre Haga, c’est une femme qui est le lauréat du prix Indianocéanie cette année. Les jurys ont arrêté leurs choix sur le roman de Davina Ittoo « Misère » car il dresse le portrait d’une société mitigée, d’une civilisation et d’histoire humaine. Lors de la cérémonie de remise de trophée, émue, l’auteure a précisé que « je ne cesserai jamais de chanter les louanges de mon Maurice natale ». Fortement ancrée à ses racines, Davina Ittoo a rappelé l’importance de la langue française dans la communication et le partage au niveau des Iles de l’Océan Indien. Alors que Maurice est une île plutôt anglophone, elle affirme que grâce à ses grands-pères, elle a appris à aimer la langue de Molière. Un amour qui l’a poussée à suivre ses études à Paris et à noircir des pages pour en faire des romans. Avant le prix Indianocéanie, elle a été primée par le Prix Jean Fanchette en 2015 pour son premier roman « La Proscrite ». Son nouveau roman, Misère (éditions Atelier des nomades), sera disponible dès demain en librairie à Maurice et dans l’océan Indien (Réunion, Comores, Seychelles, Madagascar).
La remise de prix pour le concours a été également l’occasion pour les organisateurs d’annoncer que dorénavant, le prix ne se tiendra que tous les deux ans afin de permettre aux auteurs de préparer des manuscrits de qualité en vue de participer à ce prix. Quoi qu’il en soit, l’objectif reste le même, la promotion de la lecture et la langue française comme vecteur.


