Cinq jours après la mort du général iranien Qassem Soleimani, l’Iran a commencé à riposter en lançant des missiles contre des bases en Irak abritant des soldats américains. On peut craindre un renforcement de la tension, ce qui aura certainement pour effet de déstabiliser toute cette zone du Moyen Orient avec toutes les conséquences que cela augure en matière d’approvisionnement en pétrole.
Tous les observateurs s’accordent à reconnaître que le conflit qui oppose actuellement les Etats-Unis à l’Iran entraînera avec certitude une flambée du prix du pétrole sur le marché international. Et Madagascar n’en sera pas épargné.
Certes, a priori, le régime en place dispose d’un dispositif qui en théorie devrait permettre d’y faire face. Effectivement, il a déjà été annoncé que pour intervenir sur le marché en cas de forte inflation, l’Etat mettra en place cette année le « State Procurement of Madagascar » (SPM) qui se chargera de l’importation directe de plusieurs produits sensibles au pouvoir d’achat des consommateurs, notamment les produits pétroliers et les PPN.
Mais on peut craindre que cette mesure ne soit inefficace. Effectivement, la flambée de prix des produits pétroliers sera généralisée et se fera à la source. Ce ne sera point le fruit de spéculations. Autrement dit, même si l’Etat s’approvisionne directement à la source, les prix se situeront toujours à un niveau très élevé que d’habitude, vue la situation.
La seule différence qui n’est pas à négliger est le fait que si cette structure (le SPM) est effectivement mise en place, le pays ne sera pas exposé aux méfaits des spéculations qui ne manqueront pas de se produire.
Tout compte fait, le SPM peut être efficace contre les spéculations des fournisseurs, mais il est inopérant quand il s’agit d’une hausse des prix à la source même. Pour lutter efficacement contre les fluctuations de prix il faut disposer d’une importante structure de stockage.


