Madagascar célèbre plus de 60 années d’Indépendance, mais jamais on n’a constaté de liberté d’actions au sein des institutions. Il est vrai qu’en politique, l’indépendance est, pour un pays, l’acquisition de son autonomie. Et que la liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d’un système politique ou social, dans la mesure où l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.
En ce moment, les institutions sont entre les mains du Grand Dirigeant qui veut gouverner seul, selon ses volontés. Tout est en son pouvoir, un style où le Premier ministre n’est qu’un figurant, et ses sujets exécutifs sont des « béni oui-oui ». C’est pourquoi, rien ne marche dans l’administration du pays. La Justice n’est pas libre, les Affaires étrangères sont des voies de garage, l’Economie est à la traîne, dépendant des aides et des dettes, la Communication est lèche-botte même si rien ne va plus, L’Intérieur n’arrive pas à retrouver la paix sociale… et ainsi de suite. Rien pour le développement réel, mais des euphémismes pour faire rêver la population.
Après 61 années d’Indépendance, les lois sont encore en majorité basées sur le colonialisme français. Des contradictions en sortent sur l’appropriation des terres et des litiges sur les propriétés domaniales. Mais, la Justice est toujours montrée de doigt dans ses décisions impartiales. La plupart des verdicts viennent d’en haut ou commandités par des riches. Les pauvres n’ont jamais raison…
On ne contrarie pas la dictature du moment. C’est un péché mortel. On la vit et on subit. L’opposition est au tapis, K.O total ! C’est eux qui sont au pouvoir, attendez votre tour. D’ailleurs, l’orange est déjà en propagande. Mais le pays vit dans l’extrême pauvreté…


