Le discours du Grande dirigeant à la Tribune des Nations unies a fait dormir l’assistance, tellement qu’il n’y avait rien de consistant, si l’on se réfère à la presse. Dommage pour une si belle occasion de se faire connaitre à un tel festival des Chefs d’Etat à New York. Les mêmes rengaines et « Applaudis quand j’aurais fini mon discours », Moi, le Président d’un des pays le pauvre du monde et le plus endetté. Oui c’est moi, l’ancien DJ qui a fait tomber le pouvoir en 2009. L’homme fort du pays qui fait régner la corruption et la mauvaise gouvernance à Madagascar.
Qu’apporterait à la population ce discours morose et lassant qui ne trouve pas de solutions pour sortir le pays de la pauvreté ? Qui sont intéressés par le problème des Iles « Malagasy » ? Le monde à New York n’a rien compris d’une histoire qui a été bouclée depuis belle lurette, sauf la France. Il fallait évoquer ce thème pour faire plaisir à la population : « J’ai déjà déclaré devant la tribune des Nations unies… Bla Bla Bla… »
Le périple du Grand dirigeant en terre étrangère ne finirait pas, car après New York, ce serait peut-être Dubaï. Son monde à lui, son domaine et son refuge au cas où… Ou encore d’autres capitales européennes outre Paris et la Suisse. Tandis qu’à Madagascar, l’insécurité règne et s’amplifie davantage. On parle de téléphérique en 2023 ; on critique, on attend : Ah ! On s’est endetté pour l’avoir. La rentrée est difficile pour les parents d’élèves ; il faut payer pour les inscriptions dans les lycées et il faut chercher des écoles privées pour ceux qui n’ont pas réussi leurs Sixième et Seconde. L’Etat n’a pas construit assez de salles de classes et a dépensé beaucoup dans des infrastructures inutiles. Il n’y a plus de travail à Madagascar et la cherté de la vie et les prix des PPN pèsent sur les familles. On s’entretue, on tue, on vole, on détrousse, on détourne, on emprisonne… C’est la vie à Madagascar.


