Soins gratuits !

L’annonce du Grand dirigeant concernant la gratuité des soins hospitaliers à Soavinandriana est-elle effective ? C’est du rêve à la réalité. Il fallait voir les mésaventures des malades et de ses familles qui sont hospitalisés dans les hôpitaux. Point de soin sans payer. Oui. A l’HJRA, par exemple, c’est la catastrophe. De longues files d’attente devant la pharmacie démontrent que ce n’est pas gratuit. Les salles sont toutes payantes et les consultations sont onéreuses. Même pour rentrer dans ces établissements, il faut payer l’entrée. La déclaration du Grand dirigeant nécessite un suivi pour voir l’effectivité de cette gratuité. Même les malades du Covid payent tous les médicaments nécessaires pour la guérison.

Les grandes villes ont les possibilités de se soigner dans les hôpitaux publics, même si c’est payant. Les riches vont dans les cliniques privées, c’est autre chose. Mais pour les autres localités, rien. Les malades meurent tout simplement, car la plupart des CSB n’ont pas assez de médicaments et point de consultations, ni de soignants. Allez à Beraketa ou à Fotadrevo ou dans les localités éloignées, et vous verrez qu’on n’a pas le droit d’être malade sinon on crève. C’est là qu’il faudrait mettre les infrastructures sanitaires « manarapenitra » et avec des médecins. A Bezaha, grenier à riz du Sud-Ouest, et lieu touristique avec une piscine à eau chaude, un bloc opératoire a été installé depuis les années 80. Mais, il n’a jamais fonctionné car personne n’a voulu y travailler. Une perte !

Il reste à savoir si les médicaments sont également gratuits dans les hôpitaux publics. Et que tout le personnel sanitaire soit gentil envers les malades. Des fois, c’est la galère quand les soignants ne reçoivent pas leurs droits et leurs indemnités. D’autre part, c’est dans les hôpitaux que les détournements des médicaments sont fréquents. C’est un fait réel. Et avec les prix exorbitants des produits pharmaceutiques, ce n’est pas à la portée de la population.

C’est une bonne initiative d’avoir réhabilité les services d’urgence. A l’Hôpital militaire, les urgentistes sont déjà méritants et ils sont compétents. Nous espérons qu’ils sont fiers d’avoir de nouveaux matériels. Mais, il faut penser aux autres localités qui nécessitent également des infrastructures sanitaires.

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