Les matériaux de construction sont entre les mains des étrangers, soit Karana soit Français ou Chinois. Ils s’unissent pour pouvoir obtenir tous les marchés de vente et avoir le monopole de la vente de ces produits. Leurs concurrents sont également des Karana, des chinois ou des français répartis dans tout le territoire. Dans ce contexte, pas une seule entreprise malagasy présente. C’est une preuve et une démonstration que les étrangers tiennent en main notre économie dans le bâtiment.
Notre indépendance économique n’a jamais eu une place prépondérante depuis notre Indépendance et les dirigeants n’ont jamais eu l’idée de prendre en main le secteur Bâtiment et les produits de construction. Tout est entre les mains des étrangers. Le Grand dirigeant renforce même la venue des entrepreneurs français avec le Medef, et la mainmise des Karana et des Chinois sur les projets de construction et d’infrastructure à Madagascar. Pas un seul investisseur malagasy est en lice dans toute cette histoire. Rien que des Vazaha. Après plus de 60 ans d’indépendance, les Vazaha sont encore en première ligne sur le sort de notre Economie.
C’est une des causes de la pauvreté. Nous sommes obligés de quémander leur bienveillance pour nous aider à construire. Le ciment est une société française, la quincaillerie est Karana et les autres produits sont chinois. On dit toujours que nous n’arrivons même pas à créer des clous. D’ailleurs, c’est une mauvaise gouvernance économique dont la politique en profite. Même les élus sont aidés par les Karana ou les chinois d’une façon « cadeau, cadeau » Qui a aidé le Grand dirigeant lors du coup d’Etat en 2009 ? Suivez mon regard…
Si les Vazaha tiennent en main notre économie, comme la vente des produits de construction, le pays ne retrouverait jamais son indépendance. Tant que le Grand dirigeant favorise les Vazaha, nous, Malagasy, nous n’arriverons jamais à vaincre cette pauvreté. Les réformes ? Prendre des grandes décisions fermes et positives, sans intérêt personnel. Le pays rengorge trop d’égoïstes qui ne pensent qu’à eux. Un problème à résoudre si on veut avoir une vraie indépendance économique.


