Une réunion de validation du projet de stratégie régionale sur la transition énergétique des Etats membres de la Commission de l’océan Indien (COI) se déroule à l’hôtel Colbert ce jeudi 24 octobre. La validation est faite par les ministres en charge de l’Energie de la COI venant des Comores, de la France/Réunion, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles. Il s’agit de la présentation du programme Energies, financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par la COI, une réunion permettant aux ministres en charge de l’énergie des États membres de la COI de valider le projet de stratégie régionale sur la transition énergétique. L’objectif de la réunion est de connaître les évolutions majeures du secteur de l’énergie et de découvrir les stratégies à mettre en place pour accompagner la transition énergétique, sans oublier les échanges avec les experts du projet, les représentants de la COI et de l’UE. Le Programme UE-COI Energies a élaboré un projet de stratégie de coopération régionale pour la transition énergétique des pays membres de la COI à partir de nombreux débats intervenus entre le second semestre 2018 et le premier semestre 2019.
Il s’agit notamment des rencontres des membres des clubs des régulateurs et des électriciens créés par le programme UE-COI Energies, des rencontres des acteurs économiques de la formation et des financeurs, réunis lors des premier et deuxième forums de l’efficacité énergétiques et des énergies renouvelables ayant eu lieu à Maurice et à La Réunion, respectivement en 2018 et 2019. Cette rencontre fait suite également aux réunions par pays qui se sont tenues en janvier et février 2019 et aux travaux ayant conduit à la mise en place de l’Indian Ocean Energy Transition Network ( io-ETN) ou Réseau de la transition énergétique de l’Océan indien (RTE-oi) avec notamment, les trois ateliers régionaux tenus en mars, juin et juillet de cette année en présence des opérateurs économiques et des institutionnels de chaque État membre de la COI.
En fait, les pays membres de la COI ont des économies et des secteurs d’énergies hétérogènes. Ils sont très dépendants des combustibles fossiles dont au moins 81% de l’énergie primaire est importée comme le pétrole et le charbon. Cela a de graves répercussions sur le coût de l’énergie, en particulier l’électricité, la balance de paiements, la situation financière des fournisseurs d’électricité et les budgets de l’État. La combustion de ces énergies fossiles est reconnue comme le principal responsable du changement climatique dont l’impact est actuellement ressenti par les pays membres de la COI. Ainsi, ils sont vulnérables aux dérèglements climatiques et aux chocs externes, tels que l’augmentation des prix des combustibles importés, contraignant le développement économique, social et environnemental de la région. Dans ce contexte, cette stratégie ambitionne de présenter les décisions à prendre dans le domaine de l’énergie et du développement durable.

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