Apaisement dans la pauvreté !

Le Grand dirigeant essaie de montrer qu’il travaille dur pour le développement. Des actions à Vatovavy puis à Fianarantsoa. Une présence à Mahamasina et le tour est joué. Pour dire qu’il est sur le terrain. Mais, c’est tout simplement de la propagande pour les prochaines élections, pour démontrer aux forces opposantes qu’il est fort et qu’il a des sous à dépenser et que son pouvoir va s’étendre encore pour plusieurs années.

Le Grand dirigeant a arrangé les indemnités des élus de Tsimbazaza et a fait annoncer aux médias que la Banque centrale possède des milliards dans sa caisse. Tout va bien. Mais les oublis et les non faits ne sont pas annoncés. La pauvreté de la population et l’insécurité au pays. Une petite annonce de restitution des armes ne suffit pas, il reste à savoir qui sont derrière ces « malaso » armés ? Qui ont vendu des armes ?

On va rêver, oui rêver du développement réel, devant la Mairie de la capitale. Des rêves qui ne seront jamais des réalités. « I have a dream… » Les bas quartiers connaitront un changement total, les eaux de pluie n’envahisseraient plus les habitations, les canaux seraient récurés, les habitations de fortune auraient disparues, les rues et ruelles seraient réhabilitées et l’insécurité n’existerait plus… Tout serait beau, viable et digne d’une ville moderne. Mais la population demeurerait toujours pauvre. Voilà le rêve.

Le grand oubli dans ces réalisations à la hâte est l’Education. La population a besoin d’avoir un esprit civique digne qui vivrait dans ces belles infrastructures. La discipline est de rigueur Monsieur le Grand dirigeant. Et nos rejetons n’ont pas reçu cela. Les écoles, bien qu’insuffisantes, n’appliquent plus la morale dans leur programme. Et les enseignants n’ont pas les qualités requises. Toutes ces nouvelles réalisations ne sont que vaines sans des mesures d’accompagnement adéquates.

Les retraités du secteur privé, qui ont servi le pays durant leur vie active, ne recevraient leur pécule que tous les trois mois jusqu’à la fin de leur vie avec une grande amertume. Leur rêve ne se réaliserait jamais, jamais… Alors qu’on dépense sans compter pour des choses futiles. Des apaisements dans la pauvreté ! Réflexions…

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