Le secteur de l’Education ne va pas bien malgré toutes les initiatives du Grand dirigeant. D’abord, à l’Université, les enseignants chercheurs n’ont pas été honorés de leurs heures supplémentaires et annoncent d’arrêter les cours. Mais que vont faire les étudiants ? Passer encore des années blanches dans une situation de crise permanente ? Les étudiants en première année des années 2019 et 2020 sont en confusion avec le Covid. Du désordre ! Le PAT n’a pas été également payé de ses droits et risque d’arrêter le travail. Seuls, les étudiants sont obligés de payer leurs droits d’entrée afin de renflouer les caisses. Mais, il n’y a plus d’enseignants. Le social universitaire, logements et restaurations et santé n’existe plus. Des anciens boursiers squattent ou louent les logements à des non étudiants. Allez faire un tour, Monsieur le Grand dirigeant et vous verrez le bordel total.
Or, c’est l’Université de Madagascar, une référence internationale où les intellectuels du monde entier se réfèrent. C’est le lieu où les enseignants sont les plus qualifiés et les plus instruits du pays. C’est l’Anjerimanontolo où toutes les disciplines sont enseignées avec le plus grand soin, pour les formations des jeunes, garants de l’avenir du pays. C’est dommage, qu’elle est arrivée à ce stade où l’Etat est responsable de tout. En ce moment, on force tout pour que ça marche, mais dans le flou total. C’est pourquoi, des universités privées en profitent pour prendre leur place. Quelques-unes seulement sont à la hauteur, les autres ne font que du commerce avec la distribution des diplômes, assistée par des ministres. Le pays plonge dans le gouffre avec la décadence de l’Université de Madagascar.
Dans le Secondaire et le Primaire, c’est de la rigolade. Les enseignants FRAM n’arrivent pas à relever le niveau requis, eux-mêmes, mal payés et n’ont pas aucune formation pédagogique. L’Etat fait marcher, mais impossible ! On ne crée pas assez de salles de classe et on favorise les écoles privées. Quelques une seulement sont bien classées, surtout les écoles catholiques. Et les chefs d’établissement des lycées et des CEG sont corruptibles pour les inscriptions en Seconde et Sixième. Allez vérifier Monsieur le Grand dirigeant, c’est une réalité.
L’obtention du Baccalauréat est le plus grand problème dans le système éducatif à Madagascar car le niveau est bas et les grandes écoles sont obligées de les recruter malgré tout. Or, et souvenez-vous que le LMD pratiqué est un système français irréversible qui nécessite la connaissance de la langue de Molière dans la majorité. Même quelques enseignants des lycées n’ont pas ce niveau requis en français. L’Education est en danger !


