L’assassinat du colonel Ratsimandrava le 11 Février 1975 marque la fin du Fokonolona à Madagascar. Ce système ancestral d’une gestion communautaire et démocratique d’une localité n’était pas estimé par la France, d’autant plus que la politique économique envisagée dans le programme de développement de Ratsimandrava ne plaisait pas aux pro-français. En fait, il s’agissait de prendre en main les grandes compagnies import-export dans le temps. Une des causes de son élimination.
La sagesse des « Ntaolo » ou Anciens commençait à être contestée même bannie au niveau de la Société, qui, copiait bêtement la mode de vie européenne. La France a réussi à dévier les idées nées du mouvement 72, continuant sa politique néocoloniale. Le Fokonolona commença à se perdre et l’insécurité des lieux força l’exode rural pour la pauvreté dans les villes. C’est partout dans toute l’Ile, mais plus aigüe dans la capitale.
La politique socialisante de l’adversaire de Ratsimandrava n’a jamais considéré la notion fondamentale du Fokonolona bien que les Fokontany prennent leurs responsabilités pour les paperasses administratives. C’était de la rigolade. Durant des décennies, aucune réforme n’a été effectuée par l’adversaire de Ratsimandrava. Les résultats ? Nous les subissons maintenant.
La révolution socialiste n’a jamais programmé une décentralisation effective des provinces. Ce qui a entraîné la pauvreté des régions. Les autorités locales n’ont pu créer des infrastructures dignes et durables pour le développement. Cette politique centraliste des lois de finances existe encore de nos jours. Les dirigeants n’ont pas laissé les responsables à gérer leurs régions.
Les Fokontany de nos jours ne sont que des outils pour les listes électorales et n’ont jamais de programme de développement d’amélioration de la vie de leurs populations. C’est pourquoi, l’insécurité règne, les habitations précaires et des marchés improvisés, le bordel total. Si le Fokonolona de Ratsimandrava était respecté, les dégâts des cyclones seraient moindres et la vie moins difficile.


