Tout homme, quelles que soient ses origines et ses moyens, rêve toujours, un jour, de faire quelque chose de grand. C’est la nature même de l’homme, donc rien de plus normal. Cela est probablement dû à l’éphémère passage de l’homme (quelques dizaines d’années) sur cette bonne vieille terre qui existerait depuis des milliards d’années selon les scientifiques. Et il n’est pas du tout étonnant qu’au cours de ce court passage, il cherche à marquer l’histoire de son empreinte.
Mais le danger arrive quand ce rêve est surdimensionné. Notamment quand il s’agit d’un homme politique et de surcroît quand cet homme peut et doit décider de la destinée de tout un pays pendant un certain délai. Le pire est à craindre quand il s’agit de rêves qui atteignent des dimensions illimitées. L’histoire nous a bien donné de nombreux exemples d’hommes d’Etat qui ont été frappés de folies de grandeur. Et à trop vouloir marquer l’histoire par tous les moyens, ils ont fini par se fourvoyer.
Le danger se situe bien là quand on s’entête à aller de l’avant dans son rêve ou de ses rêves alors qu’à chaque fois, toutes les initiatives sont contestées, soit pour des raisons sociales, politiques, même économiques ou pour toutes autres raisons. Bien évidemment, il y a toujours des explications – fondées ou non – à toutes les polémiques qui entourent ces décisions.
Réaliser de grands œuvres pour le bien-être d’un pays n’a rien de mal en soi. On ne peut qu’encourager ce type d’initiative. Mais encore faut-il que ces œuvres soient vraiment utiles et de plus acceptés par tous sinon par une grande partie de la population. On ne peut pas toujours satisfaire tout le monde. Ce qui n’est pas toujours le cas.
Fort heureusement, il est toujours possible de se remettre en question et de reconsidérer les décisions ou initiatives prises. L’essentiel est de savoir se reprendre quoique cela soit difficile car on est toujours obnubilé par ses propres rêves. Bien de grands hommes sont tombés dans le piège de la mégalomanie.

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

