Rien !

A quelques jours de la fête de l’Indépendance, rien ne profile à l’horizon. C’est normal car le Grand dirigeant n’est pas là. Personne n’a le droit de faire quoi que ça soit en son absence. C’est le seul qui donne des ordres dans une dictature. Or, la population a besoin de beaucoup de choses, à manger d’abord pour survivre.

De son côté, l’Armée se prépare pour sa parade annuelle du 26 juin. C’est le seul jour où on la voit avec ses nouveautés pour mater les « Dahalo » et les manifestants. C’est la fête de l’orange, une couleur préférée du Grand dirigeant. Dommage qu’il y a peu de drapeaux malgré les séances de sensibilisation. On a oublié le patriotisme, le peuple est fatigué des promesses présidentielles. Même pour acheter un drapeau, on n’a pas les sous. Le Covid a frappé le budget familial.

Maintenant, tout semble croire que c’est fini la pandémie. Non ! On évoque toujours le Delta indien qui fait ravage en Europe. Donc, nous ne sommes pas encore à l’abri de ce virus virulent et mortel. Mais nous allons fêter le 26 juin, chacun à notre façon. Seuls les grands ont le pouvoir d’achat, les pauvres, la plupart, restent à la maison et se contentent du peu qu’on a.

D’autre part, Rolly Mercia et les autres journalistes croupissent encore en prison. C’est inhumain de la part du Grand dirigeant. C’est son « ancien » ami, et aussi l’ancien « camarade de lutte » de Madame la ministre de la Communication. En fait, il n’a rien fait mais accusé de fautes fomentées. Libérez les journalistes, Monsieur le Grand dirigeant. C’est ahurissant de les voir enchaînés. Honte à notre pays !

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