Des échanges interministériels sur la Décentralisation se tiennent aujourd’hui et demain au Carlton Anosy. Mettant en exergue les enjeux des « Politiques sectorielles coordonnées pour une décentralisation émergente », cette initiative vise notamment l’appropriation de la nouvelle vision du processus de décentralisation et l’identification des axes stratégiques de la future lettre de politique de décentralisation émergente.
Deux thématiques clés seront approfondies lors de cet événement à travers des sessions en panel et des discussions de groupes dont les questions relatives à la Territorialisation des politiques publiques ainsi qu’aux Finances et Décentralisation.
Lors de la cérémonie d’ouverture de cette table ronde, le Premier ministre Christian Ntsay a réitéré la nécessité de renforcer les pouvoirs des collectivités territoriales décentralisées (CTD) ainsi que la mobilisation de toutes les ressources nécessaires en vue de rattraper le retard de développement local. Dans cette optique, une meilleure coordination des actions sera désormais mise en place au niveau des CTD afin d’obtenir des résultats concrets d’ici 6 mois, et de capitaliser les bonnes pratiques en matière de décentralisation et consécutivement de garantir la bonne gouvernance dans la mise en œuvre de la politique publique.
Déjà, lors d’une réunion sur une nouvelle lecture politique de la décentralisation, le 9 juillet dernier au palais de Mahazoarivo, le chef du gouvernement avait indiqué que l’objectif repose sur le développement rapide et durable du pays, et il se trouve que la décentralisation constitue l’une des issues majeures, mais également, l’un des moyens pour y parvenir.
Par conséquent, le Premier ministre a expliqué que ladite décentralisation est conditionnée par trois facteurs. Il s’agira en premier lieu de la délégation de pouvoir de décision aux responsables territoriaux, pour qu’ils soient disposés à prendre des initiatives dans l’immédiat, face aux éventuels problèmes pouvant surgir au niveau de leurs localités respectives, et ce, sans devoir solliciter des solutions émanant du pouvoir central.
Deuxièmement, a-t-il dit, on devrait mettre l’accent sur l’équipement des Régions: il est question d’indépendance sur la décision d’acquérir les matériels nécessaires aux rénovations des infrastructures locales, selon les besoins relevés, tant pour le développement économique de la Région, que pour les demandes du peuple.
Et enfin, l’autonomie budgétaire : en ce qui concerne l’utilisation des ressources propres à la Région, chaque Région doit disposer de structures indépendantes de gestion qui sera tenue de respecter la transparence. Pour ce troisième point, Christian Ntsay a insisté sur la redevabilité en ajoutant que chaque Région devrait avoir la faculté de jouir des avantages produits par ses propres richesses naturelles.

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

