Dans un précédent article titré « mieux vaut tard que jamais », nous avons félicité le pouvoir pour avoir pris les décisions qui s’imposaient face au danger qu’est le coronavirus et dont Madagascar en est toujours exempt (espérons que ce soit vrai) jusqu’à ce jour. Tout dernièrement, il a décidé la suspension totale des vols commerciaux, ce qui était nécessaire vue l’évolution de la pandémie dans cette partie du globe où nous nous trouvons.
Quand on a décidé de suspendre les vols directs reliant l’Italie à Nosy Be, le plus logique aurait été de suspendre tous les vols internationaux et régionaux en même temps parce qu’en ce moment-là, la France était déjà affectée également. Seulement, ce n’est que mardi que cette décision a été prise et cela à compter de vendredi.
Mais toujours est-il qu’un grand nombre d’observateurs n’a pas manqué de noter que les mesures prises au fur et à mesure à Madagascar sont calquées sur celles qui sont appliquées en France. En effet, à chaque décision annoncée par le président français, les dirigeants malgaches lui emboitent le pas. Et on ne s’étonnera plus qu’il soit appliqué dans le pays une restriction visant à réduire les déplacements dans la mesure du possible alors qu’officiellement, le coronavirus n’existe pas encore à Madagascar.
En effet, il n’y a aucune raison de limiter les déplacements à l’intérieur du pays tant que le coronavirus n’y sévit pas comme il est officiellement annoncé maintes fois. Comme le président français va intervenir encore ce jour pour annoncer, on le pense, des mesures encore plus strictes, on verra bien ce qui va se décider à Madagascar.


