Les ordures et détritus dépassent sur la route trouée vers l’Hôpital de Soavinandriana et se déversent dans les canaux d’évacuation, où les malades transportés ont du mal à y arriver. D’autre part, dans les quartiers intérieurs, c’est le bordel total. Les gens qui vivent dans les habitations illicites en bois, jettent en toute quiétude leurs déchets dans ces canaux où les WC n’existent pas. Des canaux déjà pleins à craquer où l’eau sale n’arrive plus à couler normalement. Très tôt, les marchands étalent leurs produits agricoles par terre sur la piste pavée et les gens, venant de partout, se ruent pour s’en procurer. Pas de cache-bouches, ni du respect de distanciation, pas de souci du Coronavirus.
Cette scène quotidienne se déroule dans la capitale, dans le quartier d’Antsahakely. Or, durant les propagandes des politiciens, des députés et des maires, des promesses ont été lancées : « Nous allons améliorer cette situation ». Mais rien n’a été fait depuis des dizaines d’années. Si c’est comme ça la politique, c’est quand même une mauvaise tactique. « Je suis élu et tant pis ! »

De son côté, le président du Fokontany ne vit que des ventes de tickets qu’il taxe aux marchands installés tout au long de la piste qui va jusqu’à Mahavoky. A part ça, il ne fait rien. Des fois, il règle des différends entre les gens, mais c’est rare. Il n’est pas toujours présent à son bureau. Et on annonce l’informatisation des bureaux des Fokontany, alors que l’incompétence de ses administrés ne sont pas conformes, même s’il y aurait des formations, ils ne seront pas à la hauteur. La nuit, le quartier est noir, seul les bandits cherchent quelque chose à braquer. On entend quelquefois des coups de feu. Mais personne n’ose sortir. L’insécurité règne dans ce bas-quartier de la capitale. On attend les améliorations que la Commune y apportent, surtout sur l’état des canaux en parallèle avec la piste qui mène à Mahavoky. L’autre côté, la route qui mène jusqu’à Avaradoha est faite, mais pas de changement en matière d’assainissement et de sécurité. Le développement local est encore loin.

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

