Ambodivoara !

C’est une des boissons alcooliques les plus prisées à Madagascar. Elle est fabriquée localement et consommée partout, par diverses appellations suivant les régions. Mais Ambodivoara est produite dans la région d’Ambositra. Les lois coloniales l’ont interdite pour faire marcher les produits importés, comme le bourbon et le rhum. Le paraky gasy est également interdit durant la colonisation pour vendre le Melia.

Un élu a voulu que le « toaka gasy » soit vendu librement, après homologation du produit, mais n’a pas eu gain de cause. L’Ambodivoara demeurerait un produit illicite et les gendarmes s’amusent à les contrôler et les jeter. Le paraky gasy aussi, or c’est le tabac local le plus prisé face au tabac produit par les manufactures.

Ce sont des produits locaux qu’il faudrait mettre en exergue. Ailleurs, on consomme le Calva, le whisky ou Marlboro ou Gauloises… Les français, durant la colonie, nous a obligé à consommer leurs produits d’exportation. Pourquoi pas nos produits à nous ? C’est le problème des lois coloniales qu’il faudrait changer depuis le début de notre indépendance. L’Ambodiavoara et le paraky gasy sont des concurrents pour entraver leur commerce.

Tout le monde à Madagascar consomme le « toaka gasy ». Il faudrait voir les règlements sanitaires pour que cette boisson ne présente pas des risques pour la population et le mettre sur le marché local et même international. On oblige la population de consommer de l’alcool frelaté. Ici, il n’est pas question de soutenir politiquement l’élu de Tsimbazaza, mais il a raison. Nous avons des produits de qualité qu’il faudrait entretenir.

Et le chanvre indien que les gendarmes brûlent à chaque arrestation de trafic. Sachez que vous mettez en feu des devises. Un peu d’imagination Monsieur le Grand dirigeant. Le chanvre est un médicament recherché dans le monde contre plusieurs maladies cancéreuses. Ça pourrait être un produit pharmaceutique comme le CVO plus. Cela pourrait rapporter des devises au lieu de le bruler. La colonisation française a laissé des traces indélébiles…

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