La nouvelle année qui approche comme un TGV ne serait guère qu’une galère si l’on se réfère aux séries de malheur qui se sont succédé ces derniers temps. La situation actuelle, en cette fin d’année, s’annonce très difficile avec la pandémie qui menace dont on ne sait plus quoi faire et où aller. La population est en situation de perdition et de détresse, ne trouvant plus d’issues pour manger. « Ne parlez pas de fête Monsieur le Grand dirigeant ! Votre Palais à Ambohitsorohitra est le reflet d’une richesse et d’une vie aisée que nous n’arriverons jamais à le faire. Les gens qui passent savent bien comment vous vivez dans ce lieu libertin avec votre Gouvernement. Laissez-nous dans notre pauvreté ! »
Mais, un jour viendra où le Peuple aurait sa raison de se révolter et aurait gain de cause car chaque chose aurait sa fin, et quand la faim dicterait les impératifs et ses besoins. Tout tomberait dans l’eau. Pour le moment, on subit, on suit bêtement et on accepte. La dictature du Gand dirigeant a toujours raison. Cette année a été amère, et les malheurs du Peuple s’agrandissent de jour en jour. Les morts ne se comptent plus ainsi que les malades. Jamais notre pays n’a subi de choses pareilles depuis l’Indépendance. Nous revenons maintenant à la colonisation française, sans aucun doute. D’ailleurs, La France est partout, depuis la présidence avec le Conseil financier, en passant par les banques, puis le aides et les divers soutiens sociaux, sans oublier les dettes. Oui Vazaha ! Il ne manque plus que les casques plats et les « Filanjana » pour orner Ambohitsorohitra.
Plus de 60 années d’indépendance, et revoilà la France. Nous ne savons pas gouverner un pays riche et béni des Dieux. Nous avons été berné par les grandes théories financières des pays industrialisés et nous avons oublié les essentiels et les fondamentaux pour un développement réel. La corruption et la mauvaise gouvernance ont gagné du terrain et les résultats sont là. Nous subissons avec désespoir le néocolonialisme. Nous faisons n’importe quoi pour dire qu’on fait quelque chose. Mais rien !
Comment la population va aborder la nouvelle année ? Avec désespoir ! Il n’y a rien de bon à l’horizon de 2022. Nous avons besoin d’un vrai gouvernement qui aura pour objectif d’un vrai développement. Un grand changement s’impose pour une nouvelle image d’une nouvelle année. Cette fois-ci, il n’y aura pas de fête, sauf pour le Grand dirigeant. Nous allons quitter 2021 dans l’amertume et dans la colère. Ne donnez plus de discours vide de sens et sans objectifs Monsieur le Grand dirigeant. Il y en avait trop alors que rien n’est fait. La population va passer les pires moments et les plus difficiles de leur vie pour cette fin d’année. Bonne fête de Noël quand même !


