L’opposition a opté pour la lutte populaire pour montrer son mécontentement face au pouvoir actuel. Donc, elle n’a pas trouvé autre alternative plus apaisante ou plus démocratique comme solution. Force est de constater que le peuple n’a plus de force pour se manifester contre les forces armées. Le Grand Dirigeant connait cette situation et laisse faire. Mais s’il y aurait violence, c’est toujours le peuple qui pâtit. Dommage !
Pour le moment, cette lutte populaire cherche tout simplement à se faire respecter en tant qu’opposition. Car aucun texte n’atteste son existence et aucun nom n’a été annoncé pour être le dirigeant de l’opposition. Ravalomanana a toujours voulu être le chef de l’opposition, mais… Rajoelina n’accepte pas l’idée. C’est clair, c’est son éternel ennemi, jusqu’à la mort.
Les députés TIM ne feront plus de rapport à leurs électeurs concernant les affaires de l’Etat car ce sera dorénavant une lutte populaire où plusieurs entités politiques sont associées. Hum… ! En principe, l’étudiant de Toamasina tué lors d’une manifestation est déjà une accusation directe d’un crime qui revendique une démission collective des dirigeants. Comme le trafic d’or… Ça n’a jamais été le cas à Madagascar.
La lutte populaire serait inégale et déséquilibrée. Que fera un peuple démuni et affamé face à une puissante armée ? Allons ! Il y aura encore des morts, des blessés et des prisonniers. Il serait mieux de négocier le pouvoir par voie de réconciliation, de compréhension et de logique. Mais ça n’a jamais existé à Madagascar. Nous sommes un peuple maudit dans un pays béni !


