Les partis opposants au régime actuel se mobilisent mais partiellement. C’est le problème, car cette entité dénommée C’Lera manque de cohésion. Beaucoup n’ont pas été à la réunion d’hier. Nous n’allons pas chercher le pourquoi de cette absence ou autres raisons diverses, mais c’est une faiblesse. C’est toujours l’image de la vie politique à Madagascar : cette division a été constatée depuis le années coloniales. Et l’Histoire ne dirait pas le contraire. Le manque d’une cohésion politique renforce le pouvoir en place. Il est vrai que les entités présentes à la réunion étaient des personnalités influentes, mais insuffisantes.
On s’attendait à des ténors comme Ravalomanana ou Ratsiraka ou Rajaonarimampianina, ou d’autres, mais des remplaçants ou des seconds. Cette mobilisation n’était pas au complet, sauf les députés du TIM ou des indépendants. Où étaient les 105 signataires de la motion de censure ? Savez-vous pourquoi Ravalomanana est en conflit avec Rajoelina ? C’est une histoire de famille, dont la politique n’a rien à voir.
Par contre, les idées étaient fortes envers le pouvoir actuel où rien ne va plus et que tout devrait changer. C’est une vérité constatée ! Même les religieux dénoncent les irrégularités de la mauvaise gouvernance. Mais, le Grand dirigeant ne se soucie guère. Il vient de gagner plus de 500 millions de dollars à bouffer. L’armée est à ses pieds, ainsi que les grandes institutions comme la HCC et autres. Il ne changera pas tant qu’il est au pouvoir. C’Lera de changer, oui, mais…
Pendant ce temps, les morts et les sinistrés du cyclone ne font qu’aggraver la situation dont la pauvreté est à l’extrême. Les trafics d’or continuent toujours, les uns sont sauvés, et les autres sont pris. Mais les gros lots appartiennent aux grosses têtes. La mobilisation politique a créé C’Lera. On attend la concrétisation des actions. La politique a plusieurs facettes, des fois l’union, quelquefois la cohésion, puis le clash ou la scission, mais surtout l’hypocrisie…


