Réconciliation nationale ?

L’union de Panorama ne parle pas de réconciliation nationale mais d’un autre objectif. C’est de sauver ensemble le pays de sa pauvreté et de sa mauvaise gouvernance. C’est important et urgent. L’idée d’une réconciliation est tout à fait d’ordre politique, selon les leaders eux-mêmes et leurs idées personnelles. C’est obligatoire pour une gouvernance dans un Etat de droit et d’un pays souverain, mais impossible. Les têtes ont chacune des idées, différentes selon leurs capacités de réflexion, ou leurs parcours.

Le Grand dirigeant n’a jamais parlé, ni évoqué de réconciliation nationale. Il fait un appel à se donner la main, des fois, comme pour éradiquer la pandémie du Coronavirus. Mais jamais de réconciliation nationale comme Didier Ratsiraka ou Albert Zafy ou Hery Rajaonarimampianina l’ont conçu, car c’est un putschiste et un dictateur qui veut gouverner seul. L’idée de réconcilier c’est d’accepter les erreurs et les fautes et d’accorder le pardon. Quid de la dernière réconciliation de 2015 à Ivato ? Rien, car les deux grands protagonistes n’ont jamais pu s’entendre. Allez voir qui sont-ils ?

La réconciliation est hypocrite, mais sauver le pays de sa pauvreté est une nécessité. Cette prise de responsabilité de l’union de Panorama représente une urgence pour sauver la population à vivre dans l’harmonie, comme stipulé dans les droits humains. Ce sont les partis au pouvoir, proches du Grand dirigeant et adulés qui n’acceptent pas. Ils sont bornés et bien payés pour tromper le peuple par n’importe quel moyen.

C’est le parti CRN de feu Albert Zafy qui a initié la réconciliation, mais l’idée demeure utopique jusqu’à sa disparition. C’est malheureux de voir maintenant les dissidences politiques et les agissements néfastes partout pour désunir et diviser le Peuple. C’est là que le Grand dirigeant a profité pour instaurer sa dictature, afin que tout soit entre ses mains, les institutions judiciaires et autres organes de contrôle des élections et aussi l’Armée. La presse ? C’est fini ! Madame le pilier du Gouvernement y tient les rênes ainsi que les patrons intéressés par les gros sous et les honneurs des chaises importantes. On attend la Cellule de crise se manifester pour leur liberté de presse.

Quoi qu’il en soit, le pouvoir est ébranlé de partout. On fait parler des gouverneurs ou des députés ou autres élus. Mais tout ça n’aboutit qu’à des polémiques. Le pays sombre. On attend également les actions urgentes pour le relever. L’union est en marche, la réconciliation nationale est autre chose…

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