On parle de l’ouverture des frontières du ciel malgache, de l’arrivée des investisseurs et des touristes, et du départ des touristes malgaches, mais Madagascar ne possède même pas un avion. Ce sont les autres compagnies qui vont bénéficier des tickets de vols et des transports du fret. Donc, des problèmes vont apparaître, sûrement.
Le Grand dirigeant arrive à contracter avec Renimalala pour les téléphériques et autres investissements, avec le FMI pour les DTS, non pas des dons et des dettes non remboursables, ça n’existe pas, mais un fonds pour se payer des avions pour l’ouverture des frontières. Est-ce faisable Mme le ministre des Finances ? Comme ça, le transport aérien va se développer aves des vrais avions mais pas des téléphériques pour des gens aisés, qui peuvent se permettre de les prendre. C’est urgent, car le secteur tourisme est à l’agonie, et les investisseurs n’attendent pas pour faire travailler leurs sous. Les diasporas ont aussi envie de rentrer au pays ou passer des vacances au pays. Tout cela nécessite des avions. Le Grand dirigeant a son avion personnel, et il s’en fiche complètement des autres. « J’ai le mien pour mes voyages personnels avec ma famille et mes potes. Débrouillez-vous. »
On a évoqué le cas de la compagnie nationale Air Madagascar, dont attend le business plan. Mais il faut combien de temps pour monter ce dossier de grande importance ? Ça fait un bon bout de temps qu’on a entendu ce travail. Il reste à savoir si le Conseil d’Administration existe encore depuis le départ d’une de ses membres en mission à l’étranger, également. Et depuis, rien. Les créanciers sont partout et les ATR rentrent à Toulouse. Quel malheur ! Une si belle compagnie qui faisait la fierté du pays.
Les téléphériques remplacent les avions. C’est plus rapide et les trajets sont courts mais les prix sont très chers pour la population pauvre, 4000 ariary d’Androhibe pour Anosy pour 15 minutes. Rien à cirer pour le temps, on préfère le bus classique, que de voyager dans le ciel om les risques de tomber sont nombreuses avec le délestage. Et pour les autres régions ? Ce serait plus touristique pour visiter les sites à Diégo ou à Tolagnaro ou à Toamasina…
Blague à part, investir dans l’aviation pourrait changer le visage du pays. C’est moderne pour ne pas dire « manara-penitra ». A quoi cela servirait ces aéroports internationaux installés partout ? Pour le Jet du Grand dirigeant et quelques hélicos qui subsistent.


