A l’instar des appuis financiers octroyés par le Fond d’intervention du développement (Fid) dans la mise en œuvre de « Tosika Fameno » initié dans le cadre du plan d’urgence sociale destiné aux populations les plus démunies face à la pandémie du Covid-19, d’autres priorités sont aussi inscrites vue la situation de crise liée aux dégâts occasionnés par les catastrophes naturelles dont la sécheresse. En vue de mettre en œuvre le financement additionnel des filets de sécurité sociaux (FSS-FA2), parmi les composantes dédiées aux activités relatives au relèvement précoce figurent les Transferts monétaires non conditionnels (TMNC). « Ce sont des subventions allouées aux couches de la population victimes de chocs lents, en particulier la sécheresse qui sévit dans le Grand Sud de Madagascar comme les régions Anosy, Androy et Atsimo Andrefana (Fiavota) et également à celles victimes de chocs rapides comme les cyclones et inondations dans les zones d’intervention de FSS-FA2 pour 30 mois », a expliqué le directeur chargé des activités post-crise, de la sauvegarde et des fonds d’appui du Fid, Mamisoa Rapanoelina, dans leur bulletin d’information.
Pour les transferts monétaires non conditionnels (transfert de cash), à ce jour, 45.000 ménages en sont bénéficiaires soit environ 250.000 individus dans les trois régions sus citées. L’opération consiste en des transferts mensuels de 70.000 ariary par ménage durant quatre mois ainsi qu’une subvention unique de 210.000 ariary par ménage afin que ces ménages puissent stabiliser leurs revenus en créant des petites activités génératrices de revenus dont l’élevage, l’agriculture familiale, le petit commerce ou l’artisanat. Ces transferts sont justifiés par le risque d’insécurité alimentaire sévère qui affecte les populations de ces régions dû à l’absence de pluies depuis 7 mois à part la dégradation de la situation nutritionnelle des groupes sociaux fragiles en la matière, telles les femmes enceintes, allaitantes et jeunes enfants de 6 à 23 mois. Environ, un budget de 11 milliards ariary est engagé dans cette opération. Et notons que dans 8 communes de la région d’Androy, le Programme alimentaire mondial (Pam) contribue techniquement et financièrement à cette opération avec un apport financier de 1.400.000 dollars, a souligné le responsable du Fid.
Notons que dans le Sud, les effets de la sècheresse mettent en péril la vie de milliers de ménages. Afin de les soutenir, l’extension du projet Fiavota a permis d’appuyer plus de 51.000 familles dont environ 28.600 constituent les bénéficiaires des extensions verticales et horizontales. 22.600 autres familles ont été identifiées dans le cadre de l’opération d’urgence menée par la Présidence de la République dans les régions Anosy, Androy et Atsimo Andrefana


