La pandémie du coronavirus a incontestablement entraîné l’effondrement du commerce international et de l’activité touristique en particulier. Et Madagascar ne démarque pas du lot, notamment pour le tourisme dont la situation est catastrophique. De surcroît, les prévisions sont incertaines dans la mesure où ce secteur d’activité est largement tributaire du tourisme international, le tourisme national ayant été quelque peu négligé par les opérateurs économiques.
Par contre, il y a des secteurs plus résilients ; la production agricole devrait être moins impactée que les secteurs manufacturiers et les services (malgré quelques perturbations de certaines chaînes de valeur par les mesures de confinement tel que l’approvisionnement en intrants agricoles).
C’est dans le cadre de cette vision plus ou moins apocalyptique que l’Etat doit envisager la relance économique, la reprise ayant été amorcée avec la décision de déconfinement partiel. Mais quoi qu’il en soit, il y a déjà un point positif : Une partie du financement requis est déjà disponible si l’on ne tient compte que de l’apport de la Banque mondiale d’après les explications de Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque à Madagascar.
Ainsi, la réponse au Covid-19 de la part du Groupe de la Banque mondiale en faveur de Madagascar se chiffre à 271 millions de USD avec 4 objectifs majeurs: préserver les vies humaines, préserver les moyens de subsistance, préserver les emplois et préserver l’économie de tous les secteurs (formel et informel, les PME et les paysans compris).
Le tourisme en particulier bénéficiera d’une l’allocation de 5 millions USD pour venir en aide aux entreprises et opérateurs touristiques afin de financer partiellement les salaires sur une durée limitée dans le but d’éviter le chômage technique et la cessation des activités.
Toutefois, la mise en œuvre de ce plan de relance se fait attendre alors que les cris d’alarme et de détresse du secteur privé se font entendre sans cesse et de plus en plus fort. Et tout retard coûtera encore plus cher, d’autant plus que le financement déjà disponible ne suffira pas pour couvrir tous les besoins.


