Claudia Andriantsitohaina, épouse du Maire, et Elia Ravelomanantsoa, Directrice des Arts et Culture de vie communautaire de la Commune urbaine de Tana ont montré, hier, lors de la Journée mondiale de l’Artisanat, un certain engouement et beaucoup d’encouragement à ce secteur, au Cenam 67ha, village des artisans créateurs. Il est incontestable que l’Artisanat est l’image de Madagascar, montrant sa personnalité et sa spécificité comme tous les pays du monde.
Cette présence est un grand encouragement pour les artisans, fatigués d’ouvrir les stands sans visiteurs, mais obligés de payer les droits mensuels, même durant les mois du Covid, sans aide ni soutien. Des journées portes ouvertes sont organisées en ce moment en vue de la relance du secteur. Ainsi, on attend la visite du Grand dirigeant et de son équipe pour voir les produits artisanaux, en vue d’une amélioration. Un coup de pouce est nécessaire pour la relance.
Il en est de même pour le public. Il est indispensable de faire connaître l’artisanat malagasy, sa richesse et sa diversité, et surtout notre identité. Le « Vita gasy » devrait prendre de la place dans les foyers au lieu de s’adonner à des produits venant de l’extérieur dont on ignore l’histoire et l’origine. Après plus de 60 années d’indépendance, nous avons oublié ce que nous produisons. A ce rythme, nous allons perdre nos valeurs ancestrales, sources de notre civilisation.
La CUA a visé juste dans leurs démarches, hier, aux 67 Ha. Une démarche qui aura des répercussions à tous les niveaux et à toutes les institutions. Ce n’est pas logique de délaisser notre art, notre savoir-faire et notre personnalité. « Se soutenir pour mieux réussir ! »


