Ministre candidat député – Député-Ministre… Une pratique espiègle concoctée par l’élu du Peuple, citoyen français, pour les législatives. C’est une histoire de famille au sein du gouvernement pour berner le Peuple. Un ministre a les moyens financièrement parlant pour les propagandes et emmène en public le programme du gouvernement pour être élu. Il serait élu si les électeurs ne considèrent pas les couleurs politiques. Arrivé à l’Assemblée nationale, l’élu du Peuple, citoyen français le retire pour reprendre sa place au sein du gouvernement. Son second le remplace à Tsimbazaza. Sept ministres devraient démissionner pour les législatives et utiliser les fonds de l’Etat, les voitures de fonction et les fonctionnaires pour gagner dans leurs circonscriptions respectives. Ils seront aidés et soutenus par les chefs de districts, la Ceni et la HCC dans ses démarches. Outre les ministres de l’IRMAR, des fonctionnaires et des anciens politiciens influents et instables rejoignent l’équipe. S’ils ne sont pas dans la liste de l’IRMAR, ils porteront l’étiquette des indépendants, dont les sous sont pris en charge par Crésus, compère de l’élu du Peuple, citoyen français. Ce sont des artistes ou des journalistes ou des faux politiciens, des incapables pour le développement.
En face, le front opposant composé de deux principaux groupes, le FIRAISANKINA et le KOLEKTIFA, une obédience issue des candidats déchus des présidentielles. Affaiblis financièrement, ces deux groupes s’efforcent de s’aligner face à l’IRMAR contre vents et marées. Pour eux, il faudrait obtenir la majorité au sein de l’Assemblée nationale pour le changement. L’objectif est louable, si l’on analyse la situation catastrophique de Madagascar sur tous les plans, dont la pauvreté extrême et surtout la mainmise étrangère sur les richesses naturelles.
Si les partis en présence partent sur les mêmes starting-blocs, les forces sont inégales. Les manœuvres de l’élu du Peuple, citoyen français dupent la population élective. Une mauvaise tactique qui trompe les réalités. Il reste à savoir si les vrais électeurs y voient clair dans les agissements de l’administration « béni oui-oui ». S’adhère-t-on au changement réel ? Ou encore se laisser faire ? Réflexions…


