La déclaration de Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI, sur les irrégularités électorales vont entraîner des remous au sein de la classe politique. Personne ne va accepter les élections, sauf évidemment ceux qui sont élus. « Faites ce que vous voulez, mais nous sommes déjà au perchoir et nous sommes majoritaires » est leur leitmotiv.
Cette attitude digne de la jungle où la loi du plus fort règne n’est pas trop bien perçue dans les pays où la démocratie est souvent pratiquée d’une façon plus ou moins satisfaisante. Et au regard du monde entier, Madagascar fait souvent exception. Certes, les bavures politiques existent, mais cette fois-ci, elle est flagrante. C’est la première fois, dans le monde, qu’on dénonce des irrégularités pareilles sur les fausses cartes d’identité nationale et des listes électorales truquées. Or, on aime bien prétendre assister à des « élections libres et transparentes » en présence des observateurs internationaux. Le ridicule est de mise.
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas seulement le vice-président de la CENI qui est mis en cause, mais l’institution entière. Pourquoi il l’a fait ? On l’ignore, mais il a bien fait. C’est pour corriger les prochaines élections. De toutes les façons, avec 20% en moyenne de taux de participation, ça ne va pas changer les mauvaises pratiques. Le problème est de mettre en valeur les élections et de ramener les citoyens à voter et à s’exprimer librement.
Mais le problème actuel est de considérer ces divulgations tonitruantes. Les politiciens ne vont pas rester les bras croisés, surtout ceux qui ont subi les retombées des vagues répliques de la HCC. Ils sont nombreux et s’organisent pour se manifester, pour le moment, à travers des déclarations par presse interposée. Beaucoup demandent le report des élections, mais c’est difficile à accepter pour les élus. « Pas question ! », clamant-ils avec véhémence. Donc, on assistera à des débats interminables qui pourraient, en perspective, entraîner une crise politique.

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